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Big Dreams
un aller simple vers shanghaï

Mercredi 19 Décembre 2007

business trip a Hainan

Note : 3.1/5 (50 notes)

j’ai débarqué cet après-midi et pour la première fois a Hainan, petite ile au Sud de Hong Kong. Le Saint Tropez local soit disant. The place to go pour relaxer le slip des cadres dirigeants de multinationales (hypothèse confirmée par les 2 paquets de 5 préservatifs dans ma chambre). The place to be pour en revenir le teint hale et le sourire triomphant « Moi, j’ai emmené ma femme a Hainan ce week-end » (ah merde, t’as pas pu aller aux putes du coup).

Loose d’un jour loose toujours. Moi, je vais à la plage pour le boulot. Quel intérêt sinon. Suis pas en Asie pour me la couler douce et siroter une noix de coco le cul dans le sable. Le tailleur droit dans les talons, l’œil rivé sur mon charmant fiance alias: powerpoint.

PPT et moi avons diné en amoureux sur un morceau de bois flottant. Un cageot géant abritant des crabes et autres poissons agonisant. J’ai choisi le moins malade, un qui avait l’œil encore vif, puis voulu me sauver quand le serveur l’a jeté violement a mes pieds et mis fin a ses jours avec les siens.

Délicieux repas de crustacés (que je pense regretter demain - on reste en terrtoire chinois ici), sur fond de karaoké. On n’est pas tout seul ici. Des centaines de Chinois se lâchent en séminaire de fin d’année. La Chine bénéficie d’une forte croissance économique. C’est ce qu’indiquent aussi les cris sauvages dehors. 

Guirlandes lumineuses partout ou c’est possible, coquillages dresses en trophée « Hainan Beach 2007 » pour ceux qui oseraient se remémorer.

Les voyages solitaires réservent définitivement des surprises : I miss la Grande Motte.

Mise à jour : Lundi 14 Avril 2008, 15:08
Carine - 23:08 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 1 commentaire - Lu 308 fois

Lundi 19 Novembre 2007

le kit grippe aviaire

Note : 3.9/5 (13 notes)

Une semaine que cette pochette joliment designee traine dans l’appartement. Je me demandais qui avait bien pu offrir ce truc au Prince . Slip ecossais, tube de verre, spray miniature et guide pratique en Chinois… Mouais, pas facile d’en comprendre le sens, mais à vivre en Chine, on s’habitue à ne pas chercher plus loin.

Quand hier soir, le Prince Chame me lance ‘T’as vu ce que la boite a distribué la semaine dernière a tous les salaries ? Un kit de protection contre la grippe aviaire.’
Ah ouais. Je vais remettre le poulet a cuire un peu.

Carine - 21:27 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 0 commentaires - Lu 253 fois

le kiwi

Note : 4.2/5 (13 notes)

Vous venez d’arriver à Shanghai, ce post est pour vous. Loin de moi l’idée de lancer une rubrique bons plans. Ceci est pour votre survie.
Plein de bonnes intentions, vous découvrez la culture, prenez des cours de mandarin et avez déjà vos habitudes dans le petit resto en bas de chez vous. C'est tentant hein la bouffe a 2 euros? Bilan des courses: a peine quelques semaines en Chine et déjà des problemes d'evacuation. Vous trouverez facilement chez carrefour le produit en photo. Il doit être dans le top 10 des produits pour expats, entre le jambon herta et le caprice des dieux. L’étiquette parle d’elle-même. Aucun doute, c’est du destop. 

Non ce n’en est pas. Si vous n'etes pas terroriste, ne l’achetez pas. Si vous le croisez, fuyez. Ceci est un attentat chimique. Les fumees blanches aux doux relents d'ammoniac ne s'evacuent pas. Mais surtout, ce produit brule l'eau. (NDRL mon père, chimiste de profession, est mort de rire)
Bref, il contient une recette secrète que les Chinois n’ont réussi à fourguer a ni Mattel ni a Colgate. Méfiez vous.

Mise à jour : Lundi 19 Novembre 2007, 21:49
Carine - 19:27 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 0 commentaires - Lu 232 fois

Vendredi 17 Août 2007

100 jours en Chine

Note : 3.4/5 (28 notes)

Je profite des 2h30 Montélimar-Paris pour rependre la plume sur les touches douces et délicates du mac du Prince . Je frime gravement dans le wagon du TGV. Pas vraiment osé sortir mon pc chinois IBM de 6 kg, même si la bobo en face l’aurait trouvé vintage. Elle qui louche bêtement sur mon trench burburry qui est un faux, enfin un vrai mais de Chine. Dring dring. La pauvre elle en pouvait tellement plus de Paris qu’elle n'arivait plus a travailler alors elle est descendue passer trois quat’ jours en Aaaardeche chez des aaaamis. Oui oui Haaarvard c’est çaaa. Tellement de traaaavail. Enfin tu sais, mais bon j’veux dire on a rien sans rrrrien maaaa cheriie. Bisous bisous.

 

Je manque un peu de concentration du coup. Un hélicoptère au dessus de la tête. Ou peut-être est-ce la tole du wagon, en papier alu, qui menace de s’envoler à tout moment avec le toit. Le trajet en marche arrière ne facilite pas non plus la digestion de mon sandwich mouille au beurre-mayo. Notez en plus que je tape de la main gauche, la droite agrippant fermement la Grimbergen qui veut se suicider sur mon trench. Enfin au moins dans notre wagon la clim fonctionne parce qu’a cote ça sent le cadavre, deja a moitié rôti sur les plages méditerranéennes.

 

Une heure que j’observe le tout et surtout ce coucher de soleil divin qui étend à l’infini les champs dores de nos campagnes françaises, et remplit de touches de rose et de nacre, les éléphants et les poissons en machemalo flottant dans le ciel.

 

Tout ca c’est bien beau mais il ne me reste plus que 45 minutes pour faire le bilan des 100 jours en Chine, l’idée initiale de ce papier.

Une dernière touche de frime juste avant. Le concept des 100 jours c’est chinois. Oui, rendons a Mao ce qui n’appartient ni a De Villepin ni a Napoléon.

 

Je me lance donc. 100 jours en Chine.

- Bilan programme de sante publique. J’ai repris les 2 kg que je n’avais pas perdus, arrêté comme convenu la salle de sport a la deuxième séance, assurer 40 minutes de marche quotidienne sans prendre un gramme de muscle dans les mollets et les fessiers, survécu a une soupe de serpents en blind test. La peau entre les doigts des pieds qui se palme. Overdose de sang de canard. Prévoir un régime spécial a la rentrée.

 

- Programme solidarité. J’ai sauve 2 tortues de la mangeade et fais jurer cracher le prince de ne pas les rendre a la mer jaune sans que nous ayons mieux étudié la suggestion de Marie (hypothermie congélateuriale – mort douce assurée, parait-il).

 

- Bilan économique et social. Le fisc ne m a pas retrouvée. A noter également, j’ai accepté sans cri de guerre ultra féministe l’argent de poche soigneusement laissé le lundi matin par le Prince , mais gueuler très très fort quand y’en avait pas assez et que ca ne pouvait plus durer de dépendre comme ca d’un homme, qu’il fallait que je me trouve un travail, que ce n est pas une vie femme d’un homme qui plus est d’un expat. Depuis que je travaille, on m’entend moins.

 

- Amour et relations : le prince est parfait, ou complètement sourd:-)

Mention spéciale ce matin devant le curé pour la préparation du mariage, ou je l’ai traine le café à peine ingurgite. « Dites moi donc Mon Père le concile de Nicée c’était bien en 325 après JC et a Constantinople en 385 après JC ? » Pour te plaire…

 

Pour me remettre de tout ca, me suis offert une cure intensive de Delichoc dans un centre anonyme. La suite au prochain épisode…

Mise à jour : Samedi 18 Août 2007, 23:03
Carine - 05:52 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 0 commentaires - Lu 335 fois

Jeudi 02 Août 2007

King Kong

Note : 3.6/5 (32 notes)

Vendredi soir a l'aéroport, j’ai bien pensé à prendre des mains de Luc le guide sur Hong Kong, mais je me suis ravisee.

  1. Je risquais l’incident diplomatique. Luc c’est un peu Benoit Poelvoorde dans les Randonneurs.
  2. J'etais plus emballée par l’idée de m’échapper de Shanghai que de découvrir Hong Kong. Ca n’évoque rien Hong Kong. Personne ne sait vraiment ou ca se trouve. On croit que King Kong a été tourne la bas alors que pas du tout.
  3. En plus, c’est impossible à écrire. On ne sait pas s’il faut foutre des G ou des K au début, a la fin. Faites le test, vous verrez.

J’étais donc d’excellente humeur vendredi soir. Pourtant c'est mon jour préferé, celui ou je commence le no chinese food. Boycott total pendant 2 jours. Vous allez me dire, l’aéroport c’est LE lieu international de la Junk food. A Pudong, l'aeroport de Shanghai, non. C’est soupe de nouilles chaudes pour tout le monde et allez zouh dans l’avion. Sous 40 degrés, c’est comment dire, rafraichissant. Je passe sur le plateau repas d’Air China parce que que ca vous filerait la nausee, et puis vous allez encore trouver que je me plains tout le temps

 

Alors que la pas du tout. J’ai adoré Hong Kong. Je ne comprends pas pourquoi on a choisit Shanghai. C’est complètement idiot. Surtout si vous connaissez des gens qui hésitent, dites leur bien 'Robert, va a King Kong, c'est mieux'.

 

C'est sarkosyste comme ile. Les gens sont beaux, riches et bien habillés. Si, Sarkosy est tres bien habillé. On en n'a pas assez parlé en France. Silence radio. Pas un mot! Face à l’indélicatesse des journalistes français, heureusement les américains sont la. Vanity Fair a eu la franchise de le dire : Brad Pitt n’a rien a envié à Sarko. Voila, la verité sort toujours de la bouche des ricains.  http://fr.news.yahoo.com/afp/20070731/ten-usa-france-mode-sarkozy-1dc2b55.html

 

La France se lève tôt aussi à King Kong. 7h, les jeunes traders peignés et cravatés dégringolent les ruelles et se pressent sur les grandes avenues, impeccablement entretenues. Si le centre d’affaire est New York à s’y méprendre, la nightlife est encore bien imprégnée de sa période British. Des rues pleines de gens bourrés, s’agitant sur le trottoir sur des rythmes electro et assistant, médusés, aux concours de bière entre Français et Allemands (on leur a fait la misère aux allemands samedi soir)

 

Des boulangeries partout. La presse internationale dans les kiosques. Des fringues, des vraies, des chères. Des cafés avec des terrasses. Ya meme la plage!!!!

 

Faut être dingue pour choisir de vivre en Asie ailleurs qu'a Hong Kong. Ou être pauvre. Ou de gauche.

 

Mise à jour : Jeudi 2 Août 2007, 14:59
Carine - 10:51 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 3 commentaires - Lu 385 fois

Vendredi 20 Juillet 2007

Huang Pi Lu

Note : 3.7/5 (33 notes)

Huang Pi lu, c’est le nom de la rue ou je travaille. Elle s’élance depuis le cœur de la ville jusqu’au Sud, ou elle s’enfonce dans les chantiers en construction pour l’expo universelle qui se tiendra ici en 2010.

 

J’empreinte son bitume tous les soirs, initiée par mon pere aux grandes marches dans le Vercors.

 

Cette rue est Shanghai a elle seule. Pas le Shanghai Chic du bouquin du même nom, ni celui que les télévisions du monde entier appellent le nouvel eldorado. Non le vrai Shanghai, celui qui est difficile a apprivoiser.

 

L’entrée de mon bureau se trouve dans une minuscule ruelle, bondée de chinois dévêtus par la chaleur. Les plus vieux jouent aux cartes. Les petits font pipi sur le trottoir. Les couches n’existent pas dans la culture populaire chinoise. Les petits pantalons sont munis d’une fente, laissant chaque enfant libre de choisir son endroit, de la rue au centre commercial, ou devant le supermarché du coin.

 

Beaucoup de vie dans cette ruelle. Ca commence à 7h le matin par un attroupement pour le petit déjeuner. 3 tables montées sur des planches, un wok, des brochettes grillees, des petits sachets de lait soja et quelques tabourets.

 

Légumes, serrurier, rideaux, tous les arts culinaires et de la maison se pratiquent a même le trottoir, les 3m2 de boutique, rehaussés d’une échelle en bois grimpant sur une autre demi-pièce, faisant office de chambre pour les trois membres de la famille. Pas un de plus, politique familiale restrictive oblige. Au sud de la Huang Pi lu, on n’a pas les moyens de s’acheter un 2eme enfant.

 

Le tout est de marcher bien au centre de la ruelle. Les baguettes et autres déchets tombant de nulle part dans le caniveau.

 

C’est dans ce décors que commence mon périple de fin de journée. Les tabourets sont ressortis pour le diner, le linge sèche sur les fils électriques, les chaussures sur les boites aux lettres. Je dérape sur le sol huilé, je passe entre les groupes de discussion, je file entre 2 vélos en réparation.

 

L’ambiance change brutalement. Xiantiandi, le quartier préfabriqué pour touristes et expats n’est pas loin. Lakevillage pointe le bout de son nez. Lac artificiel, appartements de 600 m2, Cartier, Anne Fontaine. Je continue la Huang Pi lu le front en nage et tente d’accrocher un taxi, en vain. Quelques attroupements toujours, mais ici on se bouscule pour entrer dans les cocktails d’inauguration des boutiques de luxe. Shanghai l’eldorado te voila.

 

J’arrive sur la Hua Hai Lu, les Champs Elysées made in China. Les chinoises en robe H&M, perchées sur des talons de 10 cm, titubent bras dessus bras dessous, les adolescents bécotent sur les bancs. Je suis surprise par le nombre de gens, accroupis sur leur pieds, a la chinoise, anéantis par la chaleur.

 

J’arrive près de chez nous. Je fonds. 30 minutes que je marche sous cette chaleur de plomb. Je m’enfonce dans le quartier musulman. Musique à fond dans la boutique de sport, fumée étouffante s’évadant des barbecues, des voitures, des scooters, des vélos.

 

J’ai la tête qui tourne. Je fais une halte devant les bacs à poissons du restaurant au coin de la rue. Plus de 20 espèces différentes entre la vie et la mort. Les tables sont dressées de nappes à carreaux rouges et blancs. Je repense au café du Théâtre d’Hassen rue Sainte Isaure dans le18e, son salut amical et celui de Fatima, le soir quand je rentrais.

 

L’épicier sort sa bassine et son shampoing sur le trottoir. A la douche. Bichons jaunis en laisse, les gens du quartier se saluent. Plus loin la file se fait longue devant l'arret de bus. C’est la ruée pour avoir une place assise et s’assoupir une heure avant de rejoindre les tours de Pudong.

 

Je monte au 23e  etage de la mienne. Le ronronnement de la clim ne cache pas le bruit de la ville qui ne cessera de gronder jusqu’au levée du soleil.

Mise à jour : Lundi 30 Juillet 2007, 13:08
Carine - 21:03 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 3 commentaires - Lu 398 fois

la medecine chinoise. bilan des courses

Note : 3.8/5 (25 notes)

 ‘Wo mei yao tong” (je n'ai pas mal). Le médecin me répond en designant le ciel avec son pouce. En langage international ca veut dire « super ». Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il vient de mettre fin à 13 années de souffrance. Mon mal de dos a commencé bêtement en classe de gym. Une galipette mal chorégraphiée. Ca arrive au meilleur. Dans le même genre, 10 plus tôt, je m’explosais les dents en jouant à saute mouton sur Nathalie Pradine. Un acte manqué, j’en pouvais plus qu’on me surnomme dents de lapin.

 

Clouée au lit 3 jours, tous les 3 mois. Un couteau planté dans les cervicales, des lames de rasoir dans les muscles. Je sortais juste pour supplier le service des urgences de m’injecter des calmants. J’ai appris à vivre avec, continué de danser sur des pointes ou des talons de 8 cm et puis un jour j’avais trop mal…J’avais été castée pour un duo sur un défile de mode en Touraine. Au summum de la gloire, j ai été remplacée. J’étais dans la salle le jour du spectacle, dégoutée.

 

J’ai vu les plus grands spécialistes, des chirurchiens de renommée internationale. Hernie discale, 1 puis 2, puis en fait non. De l’arthrose beaucoup. 2 disques fêlés aussi. La solution est tombée du service neurologie de la boucherie de Saint Ouen. On va vous scotcher 2 cervicales avec un bout de hanche. Même en chine, ils sont moins barbares. Tout était prêt, ma mere m'offrait les 7000 francs de depassement du caniche,  le chirurchien esthétique ouaf, pour refermer joliement les 20 cm d'ouverture sur le cou.

 

Et puis je ne sais pas ce qui s’est passe, peut être le trou dans la secu, ils ont fait machine arrière. Le type m’a dit droit dans les yeux « vous pouvez sautez en parachute Mademoiselle », avec un rire gras, celui des chirurchiens qui ont fait la guerre et qu’en ont vu d’autre ma p’tite.

Comprends pas, votre collègue était plutôt alarmiste M’sieur. « vous risquez l’hémiplégie si vous glissez sur une peau de banane ». « Ah Les femmes ah ah ah ca connait rien a rien ma p’tite ah ah ah ».

 

J’ai pris le coté positif de l’arthrose. L’orage, il tire d’abord dans le dos avant d’exploser dans le ciel. C’est pratique, si si pour glisser un parapluie dans son sac avant de partir au taf.  La, pendant que je vous écris, l’orage tropical éclate alors que ce matin le soleil matraquait à coup de 38 degrés. C’est malin, je vais etre trempée. C’est sans fin les problèmes dans la vie.

 

J’ai eu mon diplome d'economie aussi grâce à ca. Une crise aigue en pleine révisions. 2 heures de plus que tout le monde après chaque épreuve, enfermee dans une salle speciale avec que des fils de medecins.

 

La page est tournée aujourd'hui. 3 séances de médecine chinoise et mon dos est libéré de tant d’épreuves, de tensions et de fou rire aussi. Il y a 4 mois, juste avant de partir à Shanghai, un généraliste m’annonçait, avec une lumière de génie dans le regard  : je sais d'ou ca vient, vous avez une jambe trop courte (ou une trop longue, je sais plus). Faut porter des chaussures orthopédiques. Et ta sœur. 

Mise à jour : Mercredi 25 Juillet 2007, 11:15
Carine - 17:05 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 3 commentaires - Lu 403 fois

Mercredi 04 Juillet 2007

la médecine chinoise, la vraie

Note : 4.2/5 (8 notes)

Le voici le voilà. Le papier positif. Enfin ! On n y croyait plus. Même moi je me suis fait doutée. Fini le choc culturel. Mes chakras sont survoltés. En avant toute. J’ai testé pour vous, la médecine traditionnelle chinoise. Et franchement je me suis fait plaisir.

 

Quelques éléments de contexte pour vous aider a comprendre. Maman m’a conçue bio. Je ne suis pas née dans une rose mais dans un bassin d’huiles essentielles. J'ai su dresser un profil homéopathique avant d’apprendre à compter. Alors imaginez, la médecine chinoise, la vraie…Pour vous, ce serait comme partir en famille à Saint Malo  se manger une bonne crêpe....

 

L’expérience est démente. Je passe vite sur les présentations. Mathieu, qui maîtrise la langue, s’est porté volontaire pour faire la traduction. En échange de quoi il connaît les moindres détails de mon cycle féminin...

 

On monte directement dans ma chambre le gros bonhomme et moi. Ah oui, j’ ai oublié de vous préciser que le bien-être se fait livrer à domicile. La Chine est le royaume du service. (mon clavier vient juste de riper sur sévices, vous allez comprendre pourquoi). Le type sort l’artillerie. Pas de stéthoscope. Une petite bassine, des énormes battons, un pot de crème. Je l’aurais fait sortir direct, si j’eu été seule dans l’appartement.

 

Il commence par poser sa main sur mon poignet pour me prendre le poul. C'est ainsi qu'il realise mon bilan de sante. Puis un massage de cheval. Bien fort là ou ça fait mal. C’est le principe de base. Avec un baume du tigre fait maison. Je crevais de chaud et de froid en même temps. Michel Blanc dans Marche à l’ombre, j’avais même peur des renards.

Le médecin allume ses battons. L’odeur de chanvre inonde la pièce. C’est parti pour la torture. Il brûle un par un les points d’acupunctures. Non je vous jure c’est pas moi qui l’ai volée l’orange. Arrêtez j’y suis pour rien. C’est pas moi j’te dit.

J’ai vite compris qu’il attendait que je hurle pour éloigner la torche. Le Prince l’a laissé faire. On le surnomme Jack Bauer maintenant. Saison 6, après le séjour en prison, en Chine justement. Il raconte partout qu’il a fait le Vietnam. Ca passe comme une lettre à la poste.

 

Re massage partout. Les cervicales, la tête, les tempes… hum. On se sent bien. Des petites incantations chinoises. Monsieur est ostéopathe ET marabout.

 

Je demande s’il n’a pas craqué sur moi. 1 heure sur mon dos.. 15 mn pour le Prince ,  juste le temps de transformer le sien en salami. Il revient juste pour moi la semaine prochaine. J’en suis toute gênée. Enfin moins que, sous ses massages énergétiques, le lit faisait boom boom…

Mise à jour : Jeudi 12 Juillet 2007, 22:31
Carine - 21:04 - rubrique J'ai testé pour vous... - Permalien - 0 commentaires - Lu 269 fois

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